Notre métier

Histoire


Ambulance Chalmers, Montréal (Canada), vers 1920

Durant la « Grande Guerre », une ambulance est un poste de secour avancé au plus près du front et capable d'accueillir des soldats blessés pour les premiers soins avant leur évacuation vers un hôpital militaire de campagne.

Par extension, on appelle alors « ambulance » l'attelage chargé du transport de ces blessés du poste d'ambulance vers l'arrière puis « ambulance automobile » lorsque se répandent les véhicules à moteur.

Par la suite le terme ne désignera plus qu'un véhicule destiné au transport des blessés, malades ou parturientes.

Plus récemment on a aussi utilisé le terme d'ambulances vertes pour désigner des laboratoires mobiles d'analyse susceptibles d'être dépêchées sur le lieu d'un accident ou d'une pollution ou chez un particulier pour faire un diagnostic environnemental de la situation et éventuellement initier de premières actions

Rôle au sein de compagnies privées de transport en ambulances

Les entreprises de transports sanitaires sont agréées par le préfet (DDASS) pour effectuer les transports sanitaires urgents et non urgents. Elles emploient des personnels de santé (auxiliaires ambulanciers, ambulanciers DEA), du personnel administratif et du personnel technique (entretien, maintenance). Elles assurent le transport sanitaire allongé, semi-allongé, assis avec surveillance ou sans surveillance, à l'aide de véhicules spécialement aménagés, des personnes malades, blessées ou parturientes (femme qui va accoucher) du lieu où elles séjournent vers une structure de soin, et/ou inversement, en cas d'urgence (Agrément no 1) ou en cas de soins, traitement ou diagnostic sur prescription médicale (Agrément no 2) cela inclus les consultations, hospitalisations médicales ou chirurgicales (entrée/sortie), les soins récurrents (dialyse, chimiothérapie, radiothérapie et traitements itératifs...). Les transports sanitaires sont remboursés sous conditions médico-administratives par l'Assurance maladie suivant la législation et la réglementation en vigueur. Les ambulanciers privés se chargent aussi des transports entre les structures de soins ou plateaux médico-techniques (transports dits secondaires ou transferts inter-hospitaliers).

Dans le cadre de l'agrément no 1, les entreprises d'ambulances privées sont tenues de participer dans la mesure de leurs moyens techniques et humains à l'Aide Médicale Urgente et la Permanence Des Soins (AMU-PDS). Chaque entreprise, à tour de rôle, doit ainsi mettre journellement un ou plusieurs équipages à la disposition du SAMU qui les missionnent pour des transports sanitaires primaires médicalisés ou non vers les services d'urgence des centres hospitaliers publics ou privés. Suivant la législation, le lieu d'intervention n'est pas exclusif, les ambulanciers privés sont donc amenés à effectuer des missions de secours à personne sur la voie publique. Néanmoins, ils n'ont pas la capacité technique du dégagement de victimes incarcérées ou enfouies. En cas de carence d'ambulances privées (absence de moyen), le SAMU peut missionner un Véhicule de Secours et d'Assistance aux Victimes (VSAV) des Sapeurs-Pompiers mais ceux-ci n'ont pas vocation à effectuer des transports sanitaires et ce type d'intervention doit rester exceptionnel.

Les ambulances privées bénéficient de facilités de passage lorsqu'elles utilisent leurs avertisseurs spéciaux (feux à éclats, avertisseurs sonores dits 3 tons). Les usagers ont donc l'obligation de leur faciliter le passage. Les ambulances privées bénéficient de la priorité de passage lorsqu'elles participent à l'Aide Médicale Urgente (AMU-PDS) et qu'elles sont équipées des avertisseurs sonores et lumineux prévus à cet effet (Mission de Service Public, Agrément no 1) ou lorsqu'elles sont escortées par la police/gendarmerie. Certaines ambulances privées peuvent être réservées exclusivement à l'usage du SAMU, dans ce cas l'équipage ambulancier est complété d'une équipe médicale (médecin, infirmier). Ces véhicules d'intervention deviennent des ambulances SMUR/UMH (Service Médical d'Urgence et de Réanimation, Unité Mobile Hospitalière), elles sont équipées de feux bleus à éclats et d'avertisseurs sonore spécifiques (dits 2 tons) distincts de ceux des autres ambulances (dits 3 tons) ne participant pas à l'AMU-PDS. Elles possèdent en plus des inscriptions sur la carrosserie qui indiquent leur appartenance au SMUR.

Classification des ambulances

Il y a trois types d'ambulances routières équipées d'un poste d'oxygénothérapie, suivant la nouvelle norme NF EN 1789 2007 transcrite en droit français :

  • Le type A, décliné en deux sous-types :
    • A1, véhicule sanitaire conçu et équipé pour le transport d'un patient unique dont l'état de santé ne laisse pas présager qu'il puisse devenir un patient en détresse
    • A2, véhicule sanitaire conçu et équipé pour le transport d'un ou plusieurs patients, sur un (des) brancard(s) et/ou fauteuil(s), dont l'état de santé ne laisse pas présager qu'il(s) puisse(nt) devenir un(des) patient(s) en détresse
       
  • Le type B (ambulance de soins d'urgence), véhicule sanitaire conçu et équipé pour le transport, les premiers soins et la surveillance de patients. Cette ambulance peut ponctuellement être utilisée comme UMSI à condition d'être aménagée et équipée en conséquence.
     
  • Le type C (Unité Mobile de Soins Intensifs), véhicule sanitaire conçu et équipé pour le transport, les soins intensifs et la surveillance de patients.

     

Les ambulances routières possèdent réglementairement (législation), suivant leur type, le même équipement. Hormis le type C, elles ne sont pas équipées de matériel médical spécifique, sauf lorsqu'un cahier des charges local le précise (Aide Médicale Urgente, SMUR/UMH, Permanence Sanitaire). Dans ce cas soit l'équipage ambulancier a reçu la formation nécessaire à la mise en œuvre de ce matériel médical, soit il est accompagné d'un médecin et/ou d'un infirmier qualifié.

Organisation de la garde ambulancière départementale et régulation des transports sanitaires urgents

La participation à la garde départementale dans le cadre de l'Aide Médicale Urgente et de la Permanence des Soins (AMU-PDS) est obligatoire suivant leurs moyens techniques et humains pour toutes les entreprises privées de transports sanitaires (sauf dérogation préfectorale). Cette garde est organisée dans chaque département par l'Association départementale des transports sanitaires Urgents (ATSU, statuts-type publiés au J.O.), regroupant les entreprises d'ambulances privées. L'équilibre financier de l'entreprise de permanence est assuré par le paiement des transports effectués (réduit de 60% du tarif S.S.), ainsi que le paiement par l'Assurance Maladie d'un forfait de 346 € par permanence pour compenser la mise à disposition de l'équipage ambulancier pendant 12 heures d'amplitude journalière. Pour répondre à ces permanences départementales organisées par secteurs géographiques, l'entreprise place l'équipage ambulancier et le véhicule ambulance (au moins type B) sous les ordres et à la disposition du SAMU/centre 15. Au cours de cette période, l'équipage (deux professionnels, dont un au moins possédant le DEA) est rémunéré par son entreprise pour 12 heures qui entrent dans son amplitude hebdomadaire de travail. Dans ce cas, l'équipage est obligatoirement de repos 11 heures avant et 11 heures après sa permanence (Conférer: Convention Collective Nationale des transports routiers, section transports sanitaires).

Selon les départements (cahier des charges de la garde ambulancière AMU-PDS) et les conventions entre le SAMU/C15 et L'ATSU départementale, les entreprises d'ambulances peuvent mettre une personne à disposition au Centre de Réception et de Régulation des Appels (CRRA) du SAMU/C15 afin de réguler les demandes de transports sanitaires dans le cadre de la garde départementale. Ceci permet de dégager le PARM (permanencier du CRRA) de cette tâche.

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